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Durée de la visite à pied : 2h00.

Parcours pédestre relativement facile.

Possibilité d’accéder à Notre-Dame de Beauregard en voiture.

Ce voyage cultuel et historique commence au centre du village, place de la Liberté, par l’église paroissiale, Église de l’Assomption, qui date de 1325. Pour accéder au parvis de l’église paroissiale, emprunter l’escalier monumental en fer à cheval du XIXème siècle.

Sur le parvis, près de la Mairie, à la base de l’église, une croix en fonte ouvragée surmonte un autel en pierre où, autrefois en certaines circonstances, le prêtre de la commune officiait. Elle a remplacé une ancienne croix en bois, supportant un très grand Christ.

La première église se trouvait dans l’enceinte du village de la Savoie, au pied des ruines du château.

L’église actuelle, orientée rituellement Est-ouest, date de 1325.

Le clocher fut construit en 1660, année du passage du Roi Louis XIV à Orgon. Son carillon possède toujours ses huit cloches : une grosse cloche en bronze baptisée en 1754 du nom d’Anne-Marie et sept en acier moulé, placées en 1862.

Sobre mais élégante, de style gothique provençal, elle comprend une abside à cinq pans et une nef unique en pierre nue, plus haute que l’abside, le tout voûté d’ogives.

Le chœur, qui date du XIVème siècle, est la partie la plus ancienne de l’Église. Il présente la caractéristique étonnante d’être oblique par rapport à l’axe central de l’église, évocation de l’inclinaison de la tête du Christ sur la croix. Seulement trois églises en France posséderaient cette particularité. Le maître-autel, en marbre, a été placé en 1825. Au XVIIIème siècle a été revêtu de boiserie est orné de cinq tableaux de l’époque classique, répertoriés par les monuments historiques le 12 juillet 1971. Un superbe triptyque « La Vierge à l’enfant entre Saint Pierre et Saint Paul » fait partie des chefs-d’œuvre de la peinture provençale du XVIème siècle.         

La première chapelle mariale est dédiée à la Vierge. La statue miraculeuse de Notre-Dame de Beauregard a pris place sur l’autel en marbre de 1837. Un lanterneau style renaissance, quatre ouvertures mettent en valeur les voûtes dont une pierre gravée 1611 évoque l’origine. Le mobilier se complète par un confessionnal en noyer du XVIIIème.

La deuxième chapelle, Sainte-Anne, possède un lanterneau octogonal style renaissance et deux vitraux qui encadrent l’autel en pierre, surmonté d’un portique en marbre rose de 1804. La statue de Sainte Anne occupe une niche en pierre.

La chapelle du Sacré Coeur abrite les fonts baptismaux, ancien bénitier du couvent de Beauregard supporté par une colonne antique découverte sur la colline de Beauregard. Une statue de Sainte Thérèse et une autre de Saint Antoine de Padoue ornent cette partie de l’église.

A gauche du chœur, se trouve la chapelle de la Pentecôte, anciennement chapelle Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus. Les forçats de passage à Orgon qui désiraient assister à la messe étaient attachés à deux solides anneaux de fer, encore visibles aujourd’hui. Une niche renferme la statue de Saint Louis de Gonzague. La porte conduit à l’orgue, qui fut inauguré par le Chanoine Bonnard le 15 août 1873.

Dans la chapelle Saint-Joseph, une statue de Jeanne d’arc repose sur une colonne.

La dernière chapelle, celle des âmes du Purgatoire, est la plus modeste.

Ce sanctuaire est aussi une vaste nécropole. Cinq chapelles contiennent les sépultures de nombreuses familles Orgonnaises, de prêtres et de moines qui administraient la paroisse.

L’église possède également seize tableaux de grande qualité décrit dans la Monographie de Messieurs Fages et Tertian où nous puisons nos sources.

église paroissiale 4

Cet itinéraire se poursuit par le chemin des Oratoires qui conduit à Notre-Dame de Beauregard. Pour y accéder, tourner à droite après le presbytère et emprunter le sentier escarpé jusqu’à l’esplanade de la chapelle.

La statue en fonte de la Vierge était érigée avant la première guerre mondiale sur une fontaine monumentale du village.

Cet ancien oppidum celto-ligure fut un centre religieux bien avant l’ère chrétienne, comme en témoignent les nombreux vestiges de cultes tels que les autels gallo-romains exposés aujourd’hui au musée lapidaire d’Avignon. Ils honoraient des divinités gréco-romaines.

En 1878 le chanoine Bonnard, curé doyen d’Orgon, fit édifier sur l’emplacement de l’ancien lieu de culte la chapelle actuelle.

Elle abrita une statue en bois de la Vierge qui connut un sort miraculeux : après avoir été précipitée par le Baron des Adrets le 8 septembre 1562 au bas de la falaise, elle resta intacte et seul l’auriculaire de l’enfant Jésus porta une marque. Un monument expiatoire, édifié dans les jardins, commémore ce miracle.

D’autres miracles s’en suivirent. Les fidèles dédièrent des ex-voto et organisèrent de nombreux pèlerinages et processions par le chemin des Oratoires. Cette statue se trouve désormais dans l’Eglise paroissiale.

Le chemin de croix de la chapelle est l'oeuvre d'un sculpteur célèbre du XIXème siècle Louis-Félix Chabaud. Les coupoles en pierre de taille, parfaitement ajustées sur un moulage selon une technique aujourd'hui disparue, témoignent d'un savoir-faire architectural des compagnons du XIXème siècle. Louis Félix Chabaud (1824-1902) s'est arrêté à Orgon pour réaliser l'une de ses œuvres les plus tardives, le chemin de croix qui orne aujourd'hui la chapelle de Notre Dame de Beauregard. Ce sculpteur prolifique est provençal, originaire de Venelles dont il fut le maire. Grand Prix de Rome en 1849, principal sculpteur de l'Opéra de Paris, ami de Charles Garnier, qui lui consacra un chapitre entier dans son testament architectural, il collabora avec Gustave Eiffel sur les chantiers de l'Observatoire de Nice et de l'Opéra de Monte-Carlo. Il connut la première République romaine, fut le témoin de la Commune, l'un des premiers aussi à réaliser des relevés scientifiques de Pompéi, Herculanum et Stabie. Son influence fut telle qu'il inspira Clairin pour certains dessins conservés aujourd'hui au Musée du Louvre. Il inspira sir Alfred Drury, considéré comme l'un des fondateurs de l'Art Nouveau anglais. Une monographie et un roman, « Les fantômes de l'Opéra ont perdu leurs linceuls », de Jean-Marc Hery, lui rendent aujourd'hui hommage.

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Station VII du chemin de croix dans la chapelle de Beauregard par Louis Félix Chabaud.

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Sculpture de Louis Félix Chabaud à l'opéra Garnier

Le Monastère, qui remplaça l’ermitage séculaire, fut construit entre 1638 et 1660 et accueillit jusqu’en 1789 les Augustins Déchaussés. On y visite la salle des ex-voto, le musée villageois et des expositions temporaires.

Dans l’enceinte fortifiée de 1592, la Croix monumentale de la confrérie des Pénitents gris d’Avignon, qui reçut le 20 Août 1903 la bénédiction du Pape Pie X, évoque la ferveur religieuse des fidèles.

monastère de Beauregard

Cette promenade se complète par la découverte du site de la chapelle Saint-Roch sur la colline Mont-Sauvy. Pour vous y rendre à partir de l’Office Municipal de Tourisme, traverser la D7n, tourner à droite au début du chemin de la Mine et, au tout début du chemin des Piellettes, remonter le sentier empierré de Saint-Roch.

La Chapelle Saint-Roch se trouve sur le site boisé de Mont-Sauvy. La croix que vous avez dépassée a été dressée en 1803 pour témoigner du renouveau religieux qui a succédé à la révolution. Saint Roch, né à la fin du XIIIème siècle et qui a toute sa vie durant œuvré en faveur des pestiférés, a sa chapelle sur ce site, érigée au XVIIème siècle et agrandie en 1720. Cette année-là, une épidémie de peste terrible désole la Provence. A Orgon, ce fléau fait des victimes, mais le nombre des morts a été jugé faible par rapport aux communes avoisinantes. Les Orgonnais avec leurs consuls firent alors le vœu, pour remercier la Providence de les avoir délivrés de ce péril, d'organiser le 16 août de chaque année une procession solennelle jusqu'à la chapelle Saint-Roch.

Saint Roch 1

Deux autres chapelles, Saint-Gervais et Saint-Véran, non affectées au culte, se dressent dans le paysage Orgonnais.

La chapelle Saint-Gervais fut construite au XVème siècle pour la sépulture de la famille d’Elzéar de Mouriès qui fonda l’hôpital d’Orgon en 1428. L’édifice était en pierres de taille. Le prieuré de Saint-Gervais était desservi par un prêtre auquel une rente de 599 livres était allouée pour s’acquitter de son office. L’édifice est en pierres de taille, un des deux contreforts de la façade Ouest subsiste.

Saint Gervais

La chapelle Saint-Véran est située dans une propriété privée en bordure du chemin de Saint-Véran. La qualité des volumes et la perfection de l’appareillage de cet édifice en grande partie en ruines en font un des plus caractéristiques de la Provence romane. C’était une nef unique, avec une voûte en berceau, reposant sur des doubleaux et s’articulant sur une abside en cul-de-four, avec de chaque côté de l’entrée de l’abside des moellons et avec une chapelle latérale au sud. Il ne reste en état que la partie Est de l’édifice dont l’abside bien conservée. Élevée en l’honneur de Saint Véran, évêque de Cavaillon, elle fut pillée et démolie par les sarrasins, rebâtie au Xème siècle, on y reconnaît les pierres ornées de sculptures romaines qui ont été réemployées pour sa construction, les murs portent aussi des signes lapidaires ou marques de tâcherons dont celle de Pontius, maître d’ouvrage de la chapelle Saint-Gabriel à Tarascon. 

Saint Véran 1

 

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