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Le territoire des Alpilles

Le Parc naturel régional des Alpilles s’étend sur un territoire sculpté par la nature et façonné par les hommes. Ses paysages doivent autant aux forces profondes de la terre qu’au travail de ceux qui, au fil des siècles, ont défriché les bois, fait surgir les villages, planté la vigne et l’olivier, creusé la montagne et labouré la terre…

D’abord pour survivre, puis pour exister. Et pouvoir transmettre aux générations suivantes un patrimoine et des traditions qui n’auront pas seulement marqué les paysages, mais plus encore les âmes de ce pays. Au point d’en faire émerger l’essence même d’une communauté enracinée sur sa terre : une véritable identité.
Aujourd’hui, c’est cette identité que le Parc naturel régional des Alpilles s’est donné pour mission de préserver. Non pas en la figeant dans une réalité qui finirait, tôt ou tard, par n’être plus en phase avec son temps. Plutôt en l’accompagnant dans son évolution, avec le souci de maintenir les équilibres, les rythmes et les espaces qui lui ont permis de traverser le temps, sans jamais rompre l’harmonie qui unit les Alpilles, ses collines, ses rochers, ses forêts, ses garrigues, ses marais, ses plaines et ses canaux avec ceux qui y vivent.

Mais s’ils veulent y demeurer en paix avec eux-mêmes et leur environnement, les 68 000 habitants des 16 communes qui se partagent ce territoire de plus de 50 000 hectares doivent pouvoir continuer d’en vivre. Qu’ils soient aureillois, baussencs, eygaliérois, eyguiérens, fontvieillois, lamanonais, masblancais, maussanais, mouriésens, orgonais, paradounais, sénassais, saint-martinois, grésouillais, saint-rémois ou tarasconais. Et même s’ils revendiquent fièrement cette identité villageoise qui les lie au même massif, ils doivent aussi demeurer ouverts aux influences des multiples courants qui ont, jusqu’à ce jour, permis aux Alpilles de se créer une diversité biologique, culturelle, économique et sociale aussi fragile que singulière.

 

Le massif des Alpilles

Bloc calcaire escarpé de 30 kilomètres de long sur plus de 10 kilomètres de large, le massif des Alpilles est une chaîne parfaitement individualisée résultant de deux phases de déformation : le soulèvement des Pyrénées et des Alpes. Ce phénomène a entraîné le dépôt de roches sédimentaires calcaires durant l’ère secondaire qui ont ensuite été érodées au cours des millénaires. Deux sites du massif sont devenus des références géologiques et ont donné leur nom à une roche ou une époque : la bauxite, qui donne à la terre une couleur rougeâtre, a été découverte aux Baux en 1821 et est omniprésente dans le massif. Sa couche peut parfois atteindre 20 m d’épaisseur (mines des Baux), les calcaires de l’Urgonien (Orgon), témoins des récifs et d’une mer chaude sous climat tropical.

Le territoire des Alpilles est une entité paysagère à part. L’empreinte de l’homme, à travers l’histoire et ses actuelles activités sur ce territoire, est omniprésente et a façonné ce paysage au fil des siècles. En effet, le massif des Alpilles est caractérisé par une agriculture traditionnelle et diversifiée, vivante, principale ressource économique de ce territoire avec le tourisme. Elle est une des composantes essentielles du paysage des Alpilles, et le façonne au fil des saisons et des années.

De fait, les Alpilles représentent une véritable entité située au milieu d’un vaste champ de perception visuel : la Crau, la plaine du Comtat, la Camargue. Seize communes composent cette entité dont le périmètre a été délimité en 1965 par son inscription à l’inventaire des sites remarquables : Aureille, les Baux-de-Provence, Fontvieille, Eygalières, Eyguières, Lamanon, Mas Blanc des Alpilles, Maussane-les-Alpilles, Mouriès, Saint-Martin-de-Crau, Saint-Etienne-du-Grès, Saint-Rémy-de-Provence, Sénas, le Paradou, Orgon et Tarascon.

Ces communes appartenant à 5 cantons différents (Arles, Tarascon, St-Rémy-de-Provence, Eyguières et Orgon) et sont pour la plupart dans le pays d’Arles.

 

Un territoire vivant

68 000 habitants vivent dans les 16 communes de ce massif (2 n’ont qu’une partie de leur territoire dans le Parc, Saint Martin de Crau et Tarascon). En constante progression, (+33% depuis 75) la population du massif est composée de 33% de personnes ayant de 0 à 24 ans, 29% de 25 à 44 ans, , 17% de 45 à 59 ans, 14% de 60 à 74 ans, et 7 % de 75 ans et plus. Le taux d’évolution comparé des classes d’âges est de 10.4%, soit plus élevé que la moyenne régionale (de 7.5%) et que la moyenne nationale (4.2%). Cette évolution est caractérisée par une forte augmentation des classes d’âges de plus de 60 ans.

Le taux d’activité de la population est de 52%. La population active est composée à 32.9% d’ouvriers (Région 21.8%), puis d’employés à 22.1% (région 29.5%), et ensuite d’artisans et commerçants à 13% (région 10.7%), et d’agriculteurs à 9.9% (région 2.4%). Le massif des Alpilles comptait en 1995 (analyse INSEE 95) plus de 4000 chômeurs, constitués à 24% de jeunes de moins de 25 ans (Région 19%,). L’agriculture (19%) et le tourisme (inclus dans services marchands 40%) sont les deux principales sources d’activités économiques de ce territoire.

Avec près de 2000 exploitations agricoles réparties sur le territoire des 16 communes dont plus de la moitié de moins de 5 hectares, l’agriculture des communes des Alpilles se divise en 2 groupes : l’agriculture de massif et l’agriculture de plaine (vigne et olivier sont les 2 cultures principales du massif, les maraîchers culture de plaine).

Le massif des Alpilles est un site touristique générant toute une économie avec une capacité d’accueil de plus de 15 000 lits (hôtels, chambres d’hôtes, auberges de jeunesse, centres de vacances, meublés…) dont plus de 1200 lits d’hôtel, 1233 places de camping. Il constitue une grande part des 40% occupés par les services marchands largement dominants dans les activités économiques du territoire.

 Beauregard vue du ciel Provence Pays d'Arles - Lionel Roux 1

 

La commune d'Orgon

Commune du Parc Naturel Régional des Alpilles, de la Communauté d'Agglomération Rhône, Alpilles, Durance, Orgon est se situe dans le département des Bouches du Rhône, à 8 kilomètres de Saint Rémy, 18 kilomètres d’Avignon et 6 kilomètres kms du Luberon. Sa population est de 3300 habitants.

La devise en héraldique du blason est : D’azur à une Notre-Dame d’argent, entourée d’un cercle ovale rayonnant d’or.

L’église paroissiale de l’Assomption fut bâtie en 1325. Sobre et élégante, de style gothique provençal, elle comprend une abside à cinq pans et une nef unique en pierre nue, plus haute que l’abside, le tout voûté d’ogives. Cinq chapelles sur six abritent les sépultures de familles orgonnaises. Le clocher fut élevé en 1660, année du passage du Roi Louis XIV à Orgon.

Le chemin des oratoires conduit à la Chapelle Notre-Dame de Beauregard. Trois des cinq oratoires qui, autrefois, jalonnaient la colline subsistent : l’oratoire de l’Annonciation, l’oratoire  à la gloire de Jésus et de Marie et le troisième qui évoque le Massacre des Innocents et la Fuite en Egypte.

Notre-Dame De Beauregard, lieu de pèlerinage, était un Centre religieux bien avant l’ère chrétienne, cet ancien oppidum celto- ligure joua un rôle important au cours de l’évolution des religions. C’est en 1878 que le chanoine Bonnard, curé doyen d’Orgon, fit édifier sur l’emplacement de l’ancien lieu de culte l’église que nous admirons aujourd’hui. Le monastère abrite un musée villageois et des expositions saisonnières.

Vers le Mont Sauvy se trouve la chapelle Saint-Roch, et, plus bas, les chapelles Saint-Gervais et Saint-Véran.

Cinq croix monumentales se dressent, racontant chacune leur histoire.

Au cœur du village se profilent les vestiges du château du Duc de Guise ancienneplace forte et prison, résidence des Templiers,. On s’y rend en passant sous la porte de l’Hortet, laquelle bien conservée, possède sa salle de garde. L’ancien village, pour assurer sa sécurité, était bâti au pied du château, entouré d’une ceinture de fortification dont une partie reste visible. Les portes sainte Anne et de la Durance appartiennent à la deuxième enceinte de remparts érigée fin XVIème siècle.Orgon, auquel le crétacé urgonien emprunte le nom, est un haut lieu de la géologie et de la paléontologie provençale. 

Le Musée Urgonia met en scène dans un site architectural d'exception les plus belles pièces fossilisées dégagées dans la carrière. Il présente une synthèse archéologique de l'Est des Alpilles et l'essentiel des informations ornithologiques en partenariat avec le Parc des Alpilles. Plusieurs itinéraires de découvertes décrits dans un guide par Jean-Pierre et Mukerem Masse sont proposés aux visiteurs, dont un chemin de la pierre qui longe la partie est réhabilitée de la carrière Montplaisant et rejoint le site de Beauregard. Caractéristiques d'Orgon : les arènes actuelles, le terrain de tennis, le lac de Lavau sont d’anciennes carrières reconverties.

Citons aussi les points de vue naturels panoramiques éblouissants, les vestiges archéologiques, paléolithiques, néolithiques, romains, les falaises d’escalade à la réputation internationale.

Orgon, fier promontoire à l’est des Alpilles, longé par la Durance, face au Luberon est source d’inépuisables découvertes. 

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Office de Tourisme

Chemin des Aires
13660 Orgon

+33 4 90 73 09 54

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